13 avenue Victor Bouthillier

17410 Saint-Martin-de-Ré

L’histoire des collections

L’histoire des collections

Une collection riche et variée Une collection riche et variée

Les actes individuels de générosité des XXe et XXe siècles venus se greffer aux fonds originels Phélippot et Atgier ont contribué à développer l’intérêt mais aussi l’éclectisme des collections du musée. Depuis les années 1990, la municipalité et l’Association des Amis du musée orientent leurs efforts vers une politique d’acquisition plus cohérente.

Le premier récolement décennal règlementé par la loi Musée de 2002, s’est achevé au musée Ernest Cognacq le 31 décembre 2015. Il fait état de 14169 biens répartis par discipline ou grande thématique : anthropologie, archéologie,  arts graphiques, beaux-arts, céramique, ethnographie extra-européenne,  ethnographie régionale,  histoire pénitentiaire, marine,  militaria, mobilier, …

Archéologie et Histoire Naturelle

Conservant les éléments les plus anciens, les collections archéologiques proviennent pour certaines de fouilles rétaises. Les pièces les plus connues sont celles provenant du site néolithique du Peu-Pierroux et de l’Abbaye cistercienne des Châteliers. Le musée conserve également des éléments emblématiques des recherches archéologiques au XIXe siècle très prisés des collectionneurs de l’époque : collection lithique, fragment de poteries, monnaies… sans certitude que ces objets aient un lien avec l’île de Ré.

Moins importante qu’elle ne l’était avant d’être cédée à l’école des garçons de Saint-Martin-de-Ré, la collection d’Histoire Naturelle se compose essentiellement de matériel ostéologique humain et zoologique et de mobilier paléontologique. Ces pièces ont majoritairement été collectées par le docteur Emile Atgier qui s’en servait pour ses études comparatives dont certaines ont été publiées.

 

Musée Ernest Cognacq - collection Archéologie et Histoire naturelle
Musée Ernest Cognacq salle textile

Ethnographie régionale

Outils, vêtements, accessoires et objets domestiques se retrouvent dans la section Ethnographie régionale. Mémoire de traditions, gestes et savoir-faire parfois disparus, ces objets révèlent aussi l’inventivité des Rétais, comme en témoigne un hochet, fabriqué en osier tressé et renfermant quelques coquilles de bigorneau. Ce sont tous les événements de vie quotidienne et sociale (travail, fêtes, naissance, mariage, deuil…) qui peuvent être illustrés, notamment grâce aux dons et aquisitions survenus au cours du XXe siècle.

On y trouve également les objets et collections de marine.

La thématique maritime est inscrite au cœur de l’histoire de l’île de Ré. Prenant appui sur la collection de maquettes de bateaux de Jacques Cartier qui retrace l’histoire de la marine à voiles, cette section invite à l’aventure maritime.

Objets de marine, instruments de navigation et matériel issu de fouilles déposé par le  Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines de marine, illustrent l’importance du trafic maritime sur Ré à travers les siècles et rendent hommage aux nombreux Rétais ayant pris la mer.

Un espace tout particulier est consacré à l’enfant du pays, le martinais Nicolas Baudin, parti en 1800 à la découverte de l’Australie sur ordre de Napoléon Bonaparte.

 

L’ethnographie extra-européenne

Les collections extra-européennes du musée proviennent des continents africain, asiatique, océanien et sud-américain. De nombreux casse-têtes canaques côtoient des accessoires de costumes asiatiques et autres chinoiseries destinés aux premiers touristes de la fin du XIXe siècle.

Loin de ces objets standardisés destinés à la vente, la pièce maîtresse de la collection est un byéri Fang, statue reliquaire ethnique, qui, plus d’un siècle après sa fabrication et son utilisation, suinte encore l’huile de palme dont elle a été enduite.

 

Musée Ernest Cognacq - collection Ethnographie extra-européenne
Musée Ernest Cognacq - Portrait Madame de Sévigné

Beaux-arts et Documents graphiques

Le fonds originel de peintures est composé essentiellement de portraits du XVIIe siècle qui restent globalement muets, tant sur leur auteur que sur les personnages représentés. Quelques portraits ont néanmoins pu être identifiés et ils reflètent avec les quelques scènes de genre et natures mortes, le goût et l’esthétisme des intérieurs bourgeois de cette époque.

Depuis les années 1990 une ambitieuse politique d’acquisition a permis de créer une collection de peinture rétaise unique sur le territoire. Sujet d’inspiration depuis le milieu du XIXe siècle, l’île de Ré est pour les peintres, natifs ou de passage, au cœur de leur création. Des pastels touchant du peintre autodidacte Honoré Patureau, aux paysages incontournables immortalisés par Louis Suire, des bords de mer de Roger Chapelain-Midy aux scènes de village de Raphaël Drouart, ce sont plus de 150 ans de création artistique qui sont conservés au musée.

La collection d’arts graphiques est numériquement la plus importante du musée : plus de 4400 gravures, dessins, photographies et cartes postales. La section cartes et plans permet de suivre l’évolution géographique et urbanistique de l’île de Ré et de la côte depuis le XVIe siècle. A noter, la précision d’une carte manuscrite de 1742, signalant les éperons rocheux marins, les parts agricoles en vignes et en marais comme le bâti existant. Mais la cartographie du musée c’est aussi, des cartes d’Europe du Nord, utile sans doute aux marchands rétais en commerce avec les pays scandinaves.

 

La Céramique 

La qualité et le nombre des céramiques en font une des collections les plus importantes du musée. Les plus grands centres faïenciers français et leurs poncifs sont présents : les grotesques de Moustiers, la corne d’abondance de Rouen, le moustique de La Rochelle, les faïences politiques des Islettes… Les faïences de Delft aux décors bleus européens ou asiatiques se donnent rendez-vous avec les porcelaines chinoises de la famille rose sous l’égide de la Compagnie des Indes hollandaises.  A travers cette collection,   c’est toute l’effervescence des liens maritimes avec l’Europe du Nord et l’Asie qui est illustrée, avec pour scène principale, le port de Saint-Martin-de-Ré.

 

Musée Ernest Cognacq - collection céramique
Musée Ernest Cognacq, Fonds Resca

Les Archives et la bibliothèque

Le service des Collections du musée gère également le fonds documentaire et bibliothèque du musée. Ces fonds sont à la disposition des chercheurs, étudiants et public sur rendez-vous uniquement.

Les fonds sont régulièrement enrichis par des acquisitions sur des thématiques générales (île de Ré) ou plus précises (l’œuvre de Vauban…)

En mars 2017, le musée a acquis le carnet manuscrit du gardien-chef Gabillon grâce au don de l’association Rétais-Rétaises.

L’histoire pénitentiaire

Porte d’entrée vers les bagnes d’outre-mer de Guyane et de Nouvelle-Calédonie, pendant près de 70 ans, Saint-Martin-de-Ré est, dans l’imaginaire collectif, la ville du bagne. Si la citadelle martinaise n’a jamais été un bagne, son rôle de dépôt d’étape, puis de quartier de haute sécurité et aujourd’hui de maison Centrale, intéresse, interroge ou surprend le visiteur. Les acquisitions  de ces 30 dernières années permettent d’offrir au public un parcours de compréhension et constituent un fonds documentaire aujourd’hui connu et reconnu par les chercheurs en histoire pénitentiaire.

 

Musée Ernest Cognacq - collection Histoire pénitenciaire

Qu'est-ce qu'un service des collections? Qu'est-ce qu'un service des collections?

L’inventaire

Chaque objet acquis à titre gracieux ou onéreux, récemment ou anciennement, doit être inventorié. C’est l’attribution d’un numéro d’inventaire qui lui confère une existante légale.

L’étude

Pour pouvoir exposer un objet, il faut pouvoir en parler. Par ordre d’intérêt muséographique, les objets sont donc étudiés un à un : reconnaissance des matériaux, biographie des auteurs, définition de la provenance, de la datation, du contexte de création, de fabrication, mode et date d’entrée dans les collection…

La conservation

Tous les moyens sont mis en œuvre pour assurer à l’objet des conditions de conservation idéales et ainsi lui assurer une pérennité. Des constats d’état détaillés et réguliers sont réalisés pour chacune des œuvres du musée. Des gestes simples de conservation préventive comme le dépoussiérage ou le conditionnement sont effectués.  Lorsque la conservation préventive ne suffit pas, une restauration est réalisée par des spécialistes.