
Il était une fois…
Mercredi 21 janvier à 18 h au musée de Clerjotte, Nathalie Dufayet nous expliquera pourquoi on ne se lasse pas d’écouter des contes. Ce genre littéraire à part entière est aujourd’hui lié à l’univers des enfants. Il en était autrefois tout autrement. Nous apprendrons bien d’autres choses au cours de cette conférence qui promet d’être riche en rebondissements.
Perrault, Grimm, Andersen… autant d’auteurs qui ont bercé notre enfance. On imagine alors que l’origine de l’art du conte se situe au XVIIe siècle. Il remonte pourtant à des temps bien plus anciens. Selon Nathalie Fayet, docteure en lettres qualifiée, « Le conte écrit le plus ancien est égyptien. Il remonte au treizième siècle avant Jésus-Christ ».
« Le conte, précise Nathalie Dufayet, est universel. On compte 350 versions de Cendrillon écrites sur tous les continents. J’ai même découvert une Cendrillon chinoise ! » Depuis sa naissance, le conte a un langage particulier. Il est comme une grammaire, un genre extrêmement codifié avec ses couleurs, ses chiffres, ses animaux, ses décors, ses objets, ses personnages. Ces éléments récurrents, que cachent-ils comme messages ? La magie du conte n’est en effet pas une fin en soi : elle sert des objectifs précis et prédéfinis, qu’elle dissimule sous une toile symbolique faite d’archétypes, universels et éternels. Ces objectifs, qui sont-ils ?

Sous couvert de légèreté, son message est lourd. Il a mission d’instruire. En cela, le conte est différent des mythes et légendes décryptés dans l’ouvrage de 473 pages que Nathalie Dufayet publie aux Éditions Ellipses en février prochain : Les Grands mythes en littérature. « Les mythes, souligne-t-elle, sont des récits magico-religieux très ancrés dans leur territoire et leur société où les rituels sont mis à l’honneur ». Mais, nous n’allons pas tout vous raconter… Rendez-vous au musée de Clerjotte le 21 janvier à 18 heures.

Nathalie Dufayet
Docteure en Lettres qualifiée, maître de conférences en Littératures comparées, Nathalie Dufayet a enseigné à La Rochelle université, où elle poursuit aujourd’hui ses recherches sur les réécritures de mythes et de légendes dans la fiction moderne, tous médias confondus. Désormais intervenante à l’École du spectacle vivant (e2sv), elle anime également des ateliers d’écriture de scénario pour le Centre national de cinéma (CNC).