Expositions passées
Le canal de La Rochelle à Marans, 5 novembre 2O25
Le canal de La Rochelle à Marans, un ouvrage inutile ?

Le tunnel Saint-Léonard, ouvrage du canal de Marans à La Rochelle, photo prise par Jacques Dufour en 2025.
Dix ans, jour pour jour, après sa première conférence sur madame de Montespan donnée à l’Aamec, Jacques Dufour évoquera le canal de La Rochelle à la Sèvre niortaise le mercredi 5 novembre 2025, à 18 heures, salle Vauban à Saint-Martin de Ré.
Dans les années qui suivent la Révolution française, le développement du commerce des marchandises au port de La Rochelle implique de revoir la liaison terrestre avec Niort. La route qui traverse le marais Poitevin est impraticable dès qu’il pleut. Les inondations sont fréquentes et les charrettes s’embourbent. En 1805, un petit caporal devenu empereur signe un décret qui ordonne le creusement d’un canal entre La Rochelle et la Sèvre Niortaise, afin de pouvoir naviguer jusqu’à Niort. La construction de l’ouvrage de 26 kilomètres de long doit durer quatre ans. Mais en réalité, le projet va prendre… quatre-vingt-deux années ! A peine les travaux terminés, une ligne de chemin de fer est créée parallèlement au canal et signe donc sa mort, avant même qu’un premier chaland ne l’emprunte.
Le conférencier nous détaillera les péripéties qui ont provoqué tous ces retards. Il poursuivra son discours en nous faisant partager l’évolution des abords du canal devenu lieu de loisirs aux XXe et XXIe siècles et vous révèlera pourquoi un certain Jean Gabin a fréquenté une guinguette au bord de ce canal. Aujourd’hui, les pêcheurs, les amateurs de canoé-kayak et de vélo ont remplacé les bateliers.
La conférence sera illustrée par de nombreuses anecdotes sur la réalisation de l’ouvrage ainsi que de rares documents d’archives du XIXe siècle : plans, cartes postales de l’époque de la construction, restaurées par Jacques Dufour grâce à un logiciel d’intelligence artificielle.

L’endroit le plus emblématique du second canal le plus long de Charente-Maritime après celui de la Charente à la Seudre, selon Jacques Dufour, est le tunnel de Saint-Léonard qui forme une sorte de colline de 33 mètres de haut. Situé à environ 5 kilomètres de La Rochelle, il prend la forme d’un canyon aux parois presque verticales. Outre cet ouvrage, le canal comprend 4 écluses (dont une disparue), plusieurs ponts et deux ponts-canaux.
Jacques Dufour, confie son attachement à ce canal près duquel il habite et qu’il parcourt quotidiennement. Avec son épouse, depuis neuf ans, il précise avoir parcouru le long de ses berges 700 kilomètres en vélo et 300 kilomètres à pied. Il connaît les coins les plus secrets des chemins de halage qu’il a plaisir à partager…
Historien amateur et astronome éclairé
Après une carrière de cadre dans l’industrie automobile, Jacques Dufour est amateur d’histoire et d’astronomie depuis l’enfance. Avant d’habiter La Rochelle, il résidait à Châtellerault, dans la Vienne, dont il était l’administrateur de la Société des sciences. Pendant sept ans, il a présidé la section Astronomie. Ses connaissance ont donné lieu dans le passé à de passionnantes conférences sur des sujets aussi variés que ” Les cadrans solaires”, “les astéroïdes” ou “Camille Flammarion”. Une prochaine conférence pourrait aborder le thème mystérieux des “exoplanètes”, ces planètes orbitant autour d’une étoile autre que le Soleil.

“Ol est la drère”, 24 octobre, salle des sports à Saint-Martin de Ré
“Ol est la drère”, 24 octobre, salle des sports à Saint-Martin

C’est la dernière ! Pour sa 16e édition, la veillée des conteurs sera particulièrement riche. Comme chaque année, conteurs, chanteurs et danseurs seront réunis sur la scène de la salle des sports de Saint-Martin de Ré pour une soirée à l’honneur du patrimoine oral rétais.
Un best of des meilleurs moments des précédentes veillées sera proposé par les membres du Corepor ( Collectif pour le recueil du patrimoine oral rétais) et du Cricri (Comité pour le recueil et l’inventaire des chansons rétaises introuvables). Cette dernière veillée sera une fois de plus l’occasion d’évoquer les traditions autour d’une dizaine de chansons, d’une vingtaine de sketches en patois et de danses, dans ce qui constituait auparavant une micro-société insulaire où la solidarité, l’entraide, le sens de la fête et de la dérision n’étaient pas des vains mots.
Cet hommage sera composé de deux parties :
-
Le Rétais dans son environnement ;
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Le Rétais dans sa vie quotidienne.
Pour que chacun en profite au maximum, la Veillée commencera plus tôt que d’habitude et se terminera plus tard. Au milieu de la soirée, une Bouvette promet d”être un moment convivial autour d’un solide repas.
Michel Fruchard n’est pas nostalgique. Cette dernière veillée n’est pas la fin du Corepor. Bien au contraire ! “La Veillée nous prenait un temps fou. Nous nous y attelions dès le mois de mai, soit six mois de préparation. Nous aurons désormais plus de temps pour redonner une dynamique aux interviews et nous atteler à un vieux projet, celui de rédiger un livre sur la “littérature” rétaise en patois”. “
Avis aux amateurs. L’inscription à la soirée démarre le 16 octobre au matin au musée Ernest Cognacq de Saint-Martin-de-Ré. Les 350 places vont s’arracher ! Ne risquez pas de manquer cette dernière séance.
Jeu en famille | A’Musée vous ! – mercredi 29 octobre à 18h
A’Musée vous ! – Entrez en Résistance
Par l’équipe du musée
> Mercredi 29 octobre à 18h
Nous sommes en 1944.
Face à l’Occupation allemande, aux restrictions et aux réquisitions, certains Rétais désobéissent et mènent des actions de
l’ombre. Sous le commandement de Marc, chef des réseaux de résistance sur l’île de Ré, vous incarnez les habitants, qui, dans l’ombre de l’Occupation, se battent pour faire avancer la libération du territoire. Sabotage, espionnage, renseignement… testez votre bravoure lors d’opérations destinées à démoraliser l’ennemi.
Cette animation familiale historique autour de l’exposition temporaire « Ré occupée, Ré libérée » est proposée par l’équipe du musée Ernest Cognacq pour comprendre le quotidien des Rétais lors de la Seconde Guerre mondiale.
Gratuit / Réservation obligatoire au 05.46.09.21.22
Tout public à partir de 7 ans
Au moins un adulte par équipe
Le programme des ateliers Ré-Créations de l’automne !
Les ateliers Ré-Créations de l’automne approchent, découvrez le programme !
Du 20 octobre au 31 octobre 2025
Au musée Ernest Cognacq, une seule règle : apprendre en s’amusant !
Au programme de ces vacances d’automne : peinture, encre, maquettage et collage.
Télécharger le programme des ateliers
Réservation uniquement par téléphone au 05 46 09 21 22 (ouverture des inscriptions le lundi 6 octobre)
Merci d’inscrire les enfants aux ateliers qui correspondent à leur tranche d’âge.
Le musée se réserve le droit d’annuler les ateliers à défaut d’inscrits.
© CREDITS Lisa Darrault pour le Phare de Ré

Théâtre | Lettre à Louis Jouvet – jeudi 23 octobre à 19h
Par le Théâtre Amazone
> Jeudi 23 octobre, à 19h00
« Je me demande ce que deviendrait le théâtre sans le mystère et la peur. Comment vivre dans un univers où la peur est abolie ? Et, quel théâtre représenter dans un univers d’où le mystère est aboli »
Dans cette lettre inachevée présentée comme la suite d’un dialogue avec Louis Jouvet, des personnages de roman et des personnages de théâtre accompagnent Charlotte Delbo dans les différentes étapes de son voyage vers Auschwitz et jusqu’à son retour. Quels liens et quelle résistance apportent l’art et la littérature à cette jeune femme survivante ? Rester en vie, « affirmer son être, se saisir dans un effort extrême de conscience pour s’assurer de son existence en face de fantômes qui veulent l’absorber, l’engloutir ». Secrétaire de Louis Jouvet, Charlotte Delbo est présente lorsque le maître répète des textes du répertoire ou transmet son art à de jeunes adeptes ; elle a vu et entendu Alceste, Electre et bien d’autres encore… ces spectres qui ressurgissent ici avec un pouvoir enivrant d’amour.
Avec Clémentine BERNARD & Laura CARONNI au Violoncelle
Adaptation l Laurence ANDREINI ALLIONE et Gabrielle ORDAS
Mise en jeu l Laurence ANDREINI ALLIONE
Régie générale l Laurent SEMELIER
Entrée Gratuite
Durée : 1h
Réservation obligatoire par téléphone au 05 46 09 21 22
Projection du film “Ars à l’heure allemande”, dimanche 12 octobre
Dimanche 12 octobre, revivez l’enfance à Ars pendant la Seconde Guerre mondiale

Affiche «Ars à l’heure allemande» élaborée par Jean Taboury et Sabine Franel.
Dans le cadre de l’exposition « Ré occupée, Ré libérée » et à l’occasion des 80 ans de la Libération, la mairie de Saint-Martin-de-Ré, l’AAMEC, l’Association d’information arsaise et le musée Ernest-Cognacq vous proposent une projection gratuite du film documentaire “Ars à l’heure allemande”. Celle-ci se déroulera le dimanche 12 octobre à 15 h salle Vauban à Saint-Martin-de-Ré .
Après avoir commémoré le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale en 2018, l’Association d’Information Arsaise (AIA) avec Sabine Franel, réalisatrice de films, a eu l’idée de recueillir les témoignages de Casserons ayant vécu pendant la seconde guerre mondiale. Une trentaine de personnes, enfants à cette époque, ont accepté de faire part de leurs souvenirs. Cette idée, début d’une belle aventure, a donné lieu à la réalisation d’un film passeur de mémoire « Ars à l’heure allemande ».

Le résultat est émouvant, riche d’anecdotes. Certaines personnes ne se souvenaient de rien. Et puis, de fil en aiguille, des flashs revenaient, puis des souvenirs bien précis. Pendant cinq ans, plusieurs personnes se sont succédées pour mener les interviews et les enregistrer, en particulier Patricia Caillaud, Eric Le Gars et Sabine Franel qui tenait la caméra. Il s’agissait pour eux de se fondre dans le quotidien des personnes interrogées, de poser des questions, de relancer l’entretien en fonction des pistes ouvertes par les uns et par les autres, le tout avec tact et discrétion afin de laisser une bonne place aux images et surtout conserver la spontanéité.
Le film se déroule selon une trame chronologique et thématique. Cela a permis de mettre en exergue des différences de perception. Certains points historiques n’ont pas été vécus ou perçus de la même façon par les personnes interviewées. Par exemple, certains ont subi la période d’évacuation et de séparation de leurs parents comme un véritable traumatisme alors que pour d’autres, il s’agissait d’un changement d’horizon, presque de vacances. Pour apporter un éclairage historique, des archives filmées de l’époque ont été incluses ainsi que des photos anciennes, retrouvées par les habitants d’Ars.
Le film a été projeté trois fois dans la salle des fêtes d’Ars en Ré en 2023. Le succès a été au rendez-vous. Plus de 700 personnes ont assisté à ces projections, habitants d’Ars et d’autres communes de l’île de Ré mais également spectateurs du continent et touristes de passage. Tous lui ont réservé un accueil chaleureux, louant la qualité du film réalisé et diffusé par une petite association de village. Une projection a également été proposée à la Maline.
Venez donc nombreux visionner ces touchants témoignages empreints de réalisme, passeurs de mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Ils nous montrent qu’il est indispensable de connaître et de comprendre le passé afin de mieux appréhender le présent et le futur.
- Entrée gratuite
- Durée du film : 2 h 10 min.
- Réservation indispensable : animations.aamec@gmail.com
Cinéma | Ars à l’heure allemande – dimanche 12 octobre à 15h
ARS À L’HEURE ALLEMANDE
Par Sabine Franel, produit par l’AIA
> Dimanche 12 octobre à 15h00
En 2018, l’AIA (Association d’Information Arsaise) a commémoré le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale ; toutefois, les témoins ayant désormais disparu, le rôle de passeur de mémoire devenait compliqué. C’est ainsi qu’est née l’idée de recueillir les témoignages de Casserons ayant vécu la Seconde Guerre mondiale.
Sabine Franel, réalisatrice, a mené ce projet, et une trentaine de témoins ont accepté de partager leurs souvenirs. Cette initiative a donné naissance au film-documentaire «Ars à l’heure allemande».
Au cours des cinq années d’interviews, de nombreux témoins se sont succédé. Peu à peu, des flashs revenaient, puis des souvenirs bien précis, ponctués d’anecdotes. Pour enrichir cette mémoire collective et apporter un éclairage historique, des archives filmées de l’époque ont été incluses ainsi que des photos anciennes, retrouvées par les habitants d’Ars.
Ces témoignages, profondément émouvants et empreints de réalisme, nous rappellent l’importance de comprendre notre passé pour mieux appréhender l’avenir. Parmi les témoins, plusieurs d’entre eux, depuis, nous ont quittés. Mais tous ont contribué, pour toujours, à enrichir l’histoire.
Durée : 2h10
Gratuit / Réservation obligatoire à animations.aamec@gmail.com
Conférence | Le réalisme – mardi 23 septembre
CONFÉRENCE
Qu’est-ce que le Réalisme ?
> Mardi 23 septembre, à 18h dans l’auditorium du musée
Conférence par Pascale Lépinasse
Mouvement artistique phare du XIXème siècle, le Réalisme entend présenter le monde tel qu’il est, dans une véracité exempte des atours du Romantisme et de toute idéalisation.
À sa tête, Gustave Courbet offre aux scènes les plus banales le format des grands sujets, et fait de sa peinture une arme politique pour exposer la réalité des classes populaires.
De son côté, Rosa Bonheur nous impose des face à face aussi intransigeants qu’émouvants avec le monde animalier qu’elle adore et qu’elle défend.
Digne héritier, Edouard Manet incarnera ensuite ce naturalisme pictural qui met fin à l’hégémonie des genres académiques.
Cette conférence se tiendra exceptionnellement un mardi, nous vous donnons ensuite rendez-vous jeudi 18 décembre pour découvrir la seconde partie de la conférence autour du Réalisme !
Durée : 1h30
Tarif 7 € / Réservation indispensable au 05.46.09.21.22
Exposition & animations | Murmurs de l’Atlantique – sam. 20 & dim. 21 septembre
MURMURS DE L’ATLANTIQUE
Par l’artiste Jérôme Bouyer
> Samedi 20 & dimanche 21 septembre
Exposition & projections «Murmurs de l’Atlantique»
En écho à l’exposition «Ré occupée, Ré libérée» Jérôme Bouyer présente dans la cour d’honneur du musée Ernest Cognacq son travail artistique de l’hiver dernier intitulé : «Empreintes de Bunkers» qui traite de l’effacement de la mémoire du Mur de l’Atlantique dans le paysage.
Un ensemble de dessins, photos, peintures et textes préparatoires accompagnent l’installation de plusieurs de ses “empreintes” réalisées sur les blockhaus de la côte sud de l’île de Ré.
Un film sur ce travail réalisé par l’artiste sera projeté samedi & dimanche en continu dans la salle de conférence du musée.
- Samedi 20 à 16h : Projection-rencontre «Murmurs de l’Atlantique»
Dans la salle de conférence, par l’artiste Jérôme Bouyer.
- Dimanche 21 à 16h30 : Concert poétique «Murmurs de l’Atlantique»
Dans la cour du musée, par l’artiste Jérôme Bouyer et le guitariste Sylvain Branco.
Spectacle | So Bigger – dimanche 21 septembre à 15h30
SO BIGGER
Par les Établissements La Faille
> Dimanche 21 septembre, à 15h30
Le vol très très secret du très grand « radeau de la méduse » de Géricault par un duo très très discret.
Voilà, c’est déjà trop tard. Le jour s’est levé. Ils sont à découvert, vulnérables. Ils rasent les murs, avec le tableau volé de 2 x 1,40 mètres. Les trottoirs leur tendent des pièges, les abris-bus, les poteaux et les bancs sont un incompréhensible dédale labyrinthique. Les regards se tournent inéluctablement vers eux.
Ils n’ont plus d’autre choix que de tout faire pour disparaître. C’est précisément ce qui les mène à la catastrophe. Ils sont semblables à deux naufragés qui s’accrochent à l’œuvre volée comme à un radeau.
Jeu : Marion Gouvernet / Arnaud Nedelec / Caroline Violier / Tony Noyers (deux comédien-ne-s sur place)
Conception, écriture, et mise en scène : Tony Noyers
Conseils à la mise en scène : Emilie Goupil et Isabelle Osmas
Décor : Camille Besnard (reproduction de l’œuvre de Théodore Géricault) et Bernard Fournier (structure)
Production : Marine Roucheteau
Entrée Gratuite
Spectacle tout public déambulatoire – départ du musée Ernest Cognacq
Durée : 1h
Réservation obligatoire par téléphone au 05 46 09 21 22

